Positionnement stratégique

, par fdht

Considérant que la protection des droits de l’Homme est un enjeu prioritaire au cœur d’une mondialisation en marche accélérée de l’économie, la Fondation des droits de l’Homme au travail soutient les actions de promotion des droits fondamentaux de l’Homme en situation de travail.

Si la mondialisation accentue le mouvement des échanges économiques et des investissements industriels dans le monde, elle accroît considérablement les inégalités sociales dans le monde, aussi bien dans les pays dits développés que dans les pays à l’économie « émergente. L’ensemble des travailleurs à travers le monde est déstabilisé par ces dynamiques non-contrôlées.

La mondialisation de l’économie peut renforcer la paix et la prospérité, mais elle accentue aussi les dépendances économiques et sociales transfrontalières.
Deux risques majeurs en résultent :
• le contournement des droits élémentaires des travailleurs de tous les pays du monde par les sous-traitances et les délocalisations dans des pays autoritaires et/ou corrompus ;
• l’impunité des sociétés multinationales par l’éclatement de la base juridique des entreprises par la création de filiales ou l’appel à la sous-traitance.

Les situations sociales des travailleurs des pays en développement sont le reflet de la précarité de l’emploi, des conditions de travail difficiles et des droits sociaux faibles et souvent inappliqués.

Le pouvoir économique des entreprises qui se sont inscrites dans le mouvement de la mondialisation de l’économie n’a pas été contrebalancé par des systèmes de régulation collective au niveau mondial.
Les tentatives de renforcement de l’OMC (Organisation mondiale du commerce, indépendante de l’ONU), la stagnation de la dynamique normative de l’OIT (Organisation internationale du travail), la quasi-inexistence des inspections du travail dans de nombreux pays, la persistance de l’éclatement d’un mouvement syndical toujours campé sur des valeurs nationales... ne sont pas à la mesure des impacts négatifs des choix individuels des acteurs privés (les organisations).
Les délocalisations, les choix de production fondés essentiellement sur la rentabilité financière, au-delà de toute considération sociale, les politiques d’approvisionnement renforçant la flexibilité… sont autant d’écueils pesant lourdement sur les travailleurs – du Nord comme du Sud.